Coordinateur(trice) de la surveillance (Coordinator, Surveillance)

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FICR (Fédération Internationale Croix-Rouge)

Coordinateur(trice) de la surveillance (Coordinator, Surveillance)

📍 RD Congo
⏰ Deadline 11 Nov 2026 J-9
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Description du poste

FICR RECRUTE UN(E) COORDINATEUR(TRICE) DE LA SURVEILLANCE – RIPOSTE À LA MALADIE À VIRUS BUNDIBUGYO – BUNIA (RDC)

Informations clés

Organisation Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR / IFRC)
Poste Coordinateur(trice) de la surveillance (Coordinator, Surveillance)
N° de vacance S19108
Catégorie Contrat international, poste international
Grade D2 (tel qu’indiqué dans la source ; voir les points à vérifier)
Lieu Bunia, RDC (poste non accompagné, non-family duty station)
Durée 12 mois
Supérieur Responsable santé (Health Manager)
Publication 29 octobre 2026
Date limite 12 novembre 2026

À propos de l’organisation

La FICR est le plus grand réseau humanitaire du monde, avec 191 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Elle agit selon la « Triple R » (réponse, résilience, respect) pour mettre en œuvre la Stratégie 2030. Son siège est à Genève, avec cinq bureaux régionaux (Nairobi, Panama, Kuala Lumpur, Budapest, Beyrouth). Elle applique une politique de tolérance zéro envers l’exploitation et les abus sexuels, le harcèlement, l’abus d’autorité, la discrimination et le manque d’intégrité, ainsi que des principes stricts de protection de l’enfance.

Contexte

La RDC fait face à une épidémie de maladie à virus Bundibugyo (BVD), une forme de maladie à virus Ebola, dans un environnement complexe : mouvements de population, insécurité, accès limité aux soins et risque élevé de propagation. Il n’existe ni vaccin approuvé ni traitement ciblé pour cette souche : détection précoce, prévention et contrôle des infections, soins, enterrements dignes et sécurisés et action communautaire de confiance sont donc essentiels.

La FICR soutient la Croix-Rouge de la RDC pour mener une riposte locale et centrée sur les communautés, alignée sur les priorités nationales et coordonnée avec le Ministère de la Santé. Elle combine : surveillance à base communautaire, communication sur les risques et engagement communautaire (RCCE), enterrements dignes et sécurisés, prévention et contrôle des infections (PCI) et eau-hygiène-assainissement (WASH), santé mentale et soutien psychosocial, soins cliniques et continuité des services de santé essentiels. L’objectif est aussi de laisser une Société nationale et des communautés plus fortes pour les futures épidémies.

Objectif du poste

Le/la coordinateur(trice) est le/la responsable technique d’ensemble du soutien de la FICR à la surveillance pendant l’épidémie. Il/elle établit une approche cohérente de la surveillance à base communautaire (CBS) : aider les volontaires et les sections de la Croix-Rouge à reconnaître et signaler rapidement les alertes, faciliter l’orientation et relier les communautés à la réponse de santé publique. Il/elle assure la direction stratégique, la supervision technique et l’assurance qualité, et veille à ce que l’action de la Croix-Rouge complète les systèmes du Ministère de la Santé. L’évaluation clinique, l’investigation formelle, la classification des cas et la confirmation en laboratoire restent de la responsabilité des services de santé autorisés.

Responsabilités principales

Leadership technique, redevabilité et coordination de la riposte

  • Mener une évaluation rapide des besoins, des capacités et de la faisabilité (capacités CBS de la Croix-Rouge de la RDC, acceptation communautaire, couverture des partenaires, télécommunications, circuits d’alerte et d’orientation) ; définir une stratégie de surveillance et un plan opérationnel chiffré, sans créer de structures parallèles.
  • Prioriser les zones de santé affectées ou à risque selon les schémas de transmission, les retards de détection, les décès communautaires, les mouvements de population, l’accès et les services ; cartographier la couverture des volontaires et les lacunes (quartiers mal desservis, déplacés, communautés frontalières et le long des axes de transport).
  • Représenter la FICR dans les mécanismes de coordination de la surveillance et de l’épidémiologie (Ministère de la Santé, Croix-Rouge de la RDC, OMS, partenaires), sans s’attribuer de mandat de coordination formel.
  • Définir des définitions d’alerte communautaire simples, conformes aux directives nationales, qui distinguent la reconnaissance et le signalement par les volontaires du diagnostic clinique ; tenir à jour procédures, annuaires d’orientation et circuits d’escalade.
  • Superviser la détection communautaire d’événements et la recherche active de cas (maladies inhabituelles, regroupements, décès communautaires), avec notification immédiate.
  • Établir un circuit d’alerte en boucle fermée : revue du superviseur sans retard, réception par les équipes de surveillance autorisées, suivi de l’investigation et de l’orientation, escalade des retards, retour d’information aux volontaires et aux communautés. Les volontaires ne doivent jamais transporter eux-mêmes des cas suspects.
  • Définir, avec les autorités sanitaires, la contribution éventuelle de la Croix-Rouge à l’identification, au listage et au suivi quotidien des contacts, avec un mandat, une formation, une supervision et des ressources convenus, dans un cadre confidentiel et non coercitif.
  • Assurer la direction technique, le mentorat et la supervision régulière, en gardant la responsabilité de la qualité et de la cohérence du soutien de la FICR.
  • Convenir de la supervision technique avec la Croix-Rouge de la RDC aux niveaux national, provincial, des sections et des zones de santé ; superviser la formation par compétences, le mentorat de terrain, la revue des alertes et les actions correctives.
  • Intégrer la surveillance à la RCCE, à l’orientation clinique, à la PCI/WASH et au soutien psychosocial ; coordonner la notification des décès communautaires avec les services de réponse à la mortalité, sans assumer la responsabilité des enterrements.
  • Travailler avec la RCCE sur les retards de signalement, la méfiance, la stigmatisation et les obstacles à l’orientation ; faire comprendre aux communautés ce qu’il faut signaler, comment l’information sera utilisée, la confidentialité et les mécanismes de retour et de plainte.
  • Garantir une collecte proportionnée de données personnelles, un stockage sécurisé, un accès restreint et des règles de conservation et de partage, avec le consentement requis ; utiliser des analyses anonymisées et empêcher toute divulgation publique d’informations identifiables.
  • Analyser les tendances d’alertes, les retards, les lacunes de couverture et les retours communautaires avec les données épidémiologiques officielles ; produire des tableaux de bord, cartes et notes pour la FICR, la Croix-Rouge de la RDC et les autorités de santé publique ; ne pas considérer le volume d’alertes comme un succès en soi.
  • Assurer, avec la santé, la sécurité, la logistique et l’équipe de soutien au personnel, la sécurité des intervenants : engagement communautaire sans contact physique avec les cas suspects ou les personnes décédées, déclaration des expositions, communications, transport, supervision et soutien psychosocial ; chiffrer les besoins et escalader les activités qui ne respectent pas les normes de sécurité.

Leadership de la Société nationale, renforcement des capacités et transition

  • Convenir avec la Croix-Rouge de la RDC d’un plan priorisé de renforcement des capacités de surveillance : leadership technique, formateurs, superviseurs de volontaires, gestion des données, liens avec les équipes de surveillance des zones de santé ; sélection transparente et par compétences des collecteurs de données et superviseurs volontaires (couverture géographique, acceptation, langues, sécurité, inclusion).
  • Superviser formations pratiques, simulations, mentorat et revues conjointes, et mesurer des améliorations concrètes plutôt que des nombres de formés.
  • Planifier la transition et le transfert dès le départ (responsabilités, coûts récurrents, liens d’alerte, équipements, données, formations de rappel, critères de réactivation) et conseiller sur la poursuite d’une surveillance renforcée fondée sur le risque.

Profil recherché

Formation

  • Requise : diplôme universitaire en épidémiologie, santé publique, médecine, sciences infirmières ou discipline de santé connexe, avec formation formelle en surveillance épidémiologique, surveillance à base communautaire ou investigation d’épidémies.
  • Souhaitée : master en santé publique, épidémiologie ou santé humanitaire ; formation spécialisée en épidémiologie de terrain, surveillance à base communautaire ou événementielle, traçage des contacts ou leadership de surveillance ; formations FICR en CBS, contrôle des épidémies pour volontaires, santé publique en situation d’urgence, RCCE ; connaissance d’IMPACT ou équivalent.

Expérience

  • Au moins 7 ans en santé publique, épidémiologie ou opérations de santé humanitaire, dont au moins 3 ans en leadership technique ou coordination de la surveillance ou de la riposte à une épidémie en urgence complexe.
  • Expérience avérée de conception ou de déploiement de la surveillance communautaire sur plusieurs sites, de supervision d’équipes techniques et de réseaux de volontaires, de gestion des circuits alerte-réponse, des plans opérationnels, des budgets et de l’assurance qualité.
  • Expérience directe de la surveillance d’épidémies reliant alertes communautaires, recherche active de cas et appui au traçage des contacts avec les autorités de santé publique ; capacité d’adapter ces approches, en sécurité, à Ebola ou autres fièvres hémorragiques virales.
  • Expérience de renforcement du leadership et des systèmes d’une Société nationale ou d’un partenaire local (formation par compétences, coaching, mentorat, planification de la transition).

Connaissances et compétences

  • Planification stratégique et analyse ; traduction des données épidémiologiques, opérationnelles et communautaires en priorités et résultats mesurables.
  • Connaissance avancée de la surveillance à base communautaire et événementielle, des définitions d’alerte simplifiées, des circuits de notification et d’orientation, du suivi des contacts ; compréhension claire des limites entre rôle des volontaires et rôle clinique.
  • Capacité à superviser en sécurité la surveillance communautaire lors d’une fièvre hémorragique virale (PCI, déclaration d’exposition, suivi confidentiel et non coercitif, escalade des risques).
  • Capacité à transformer les directives en procédures, outils de formation et de supervision ; qualité et confidentialité des données.
  • Diplomatie et partenariat ; jugement sous pression ; représentation, négociation et communication.
  • Management et mentorat d’équipes.
  • Capacité et volonté de voyager et de travailler dans un environnement exigeant.
  • Maîtrise de l’analyse de surveillance sur tableur, des registres d’alertes et de la collecte numérique de données (nettoyage, cartographie de base, complétude, délais, couverture) ; usage responsable de l’IA sans divulguer de données de santé identifiables.
  • Adhésion à la mission et aux valeurs de la FICR.

Langues : bonne maîtrise du français et de l’anglais, à l’écrit et à l’oral.

Valeurs : respect de la diversité, intégrité, professionnalisme, redevabilité.
Compétences de base : communication, collaboration, jugement, relations avec les Sociétés nationales et les clients, créativité, instauration de la confiance.
Compétences managériales : gestion de la performance et du développement du personnel.
Compétences fonctionnelles : orientation stratégique, création d’alliances, leadership, autonomisation des autres.

Comment postuler ?

Candidature en ligne sur le portail de recrutement de la FICR, avant le 12 novembre 2026.

CV et lettre de motivation humanitaires, prêts en 30 secondes

Intéressé(e) par cette offre ?

Date limite : 11 Nov 2026

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